EXPOSITION

MATERIA PRIMA
Vernissage et rencontre le 8 Novembre 2018, à partir de 18H30

à la Cité de l’agriculture, Marseille
du 29 Octobre au 16 Novembre 2018

La Cité de l’agri accueille le travail de Marine Douet Ortiz et Aurore Pelisson. Deux artistes interrogent l’histoire de la teinture végétale, ses procédés de transformations alchimiques, notre rapport actuel à la nature et l’utilisation de ses ressources. Le vernissage et une soirée de rencontre aura lieu le 8 novembre en présence des artistes et des membres du Champs des Couleurs, agricultrices et teinturières.

Cité de l’Agriculture
37 bd National, 13001 Marseille
Ouverture : Du lundi au vendredi de 8h30 à 18h

Présentation
Pour les alchimistes, l’âme de l’homme serait de même nature que la matière première du monde, la Materia Prima. Issue du procédé de transmutation alchimique de la matière, la Materia Prima est l’essence de la vie.
SI l’histoire de la teinture végétale a à voir avec les procédés de transformation alchimique de la matière  : fermentation, décoction, découverte des mordants qui permettront aux couleurs de se fixer dans la fibre et à une ontologie très ancienne qui interroge notre rapport actuel à la nature, c’est aussi une pratique qui interroge l’usage des ressources naturelles et leur culture .
Jusqu’au XIXème siècle la Provence était un grand producteur de plantes tinctoriales. La garance fut par exemple cultivée en Provence jusqu’en 1900 et utilisée dans de nombreux domaines.
Les deux artistes qui présentent leurs créations à la Cité de l’Agriculture s’inspirent de cette attachement au territoire et d’une vision dézoomée de la place de l’homme dans la nature  pour créer.
En complément, une rencontre avec les cultivatrices du Champs des Couleurs qui relancent la culture des plantes tinctoriales en région PACA ouvrira la porte à une discussion sur l’histoire des plantes tinctoriales et leur culture.

« L’homme et la nature, leurs liens, leurs osmoses, a toujours été le fil conducteur de mon oeuvre.
L’exposition Materia Prima met en lumière l’impalpable. L’énergie de Marseille m’a amené à recentrer mon travail sur l’humain, l’essence de la vie, les ressentis. Mon travail se décline en deux séries «Je ne suis pas un vêtement je suis une âme contemporaine» et «Aura cellulaire».
L’oeuvre est à envisager comme une personnification directe et universelle. Rincés, essorés par le monde moderne, nous sommes comme passés à la machine à laver. Comme un vêtement, l’être humain a ses parties cachées et invisibles. La doublure est mise à nu, rendue visible, dévoilant l’être dans son entièreté. Les teintures successives rappellent les étapes de la vie et symbolisent la perméabilité des sociétés modernes et du moi intérieur. Le motif est une métaphore de l’entité vivante : la cellule. Celle ci est une image de la porosité de l’homme face à son environnement extérieur et intérieur. » Aurore Pélisson

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